De la ZAD de l’Aude à la ZAD du Testet (Tarn 81) ZAD PARTOUT!!!!

De la ZAD de l'Aude à la ZAD du Testet (Tarn 81)  ZAD PARTOUT!!!!

Le déboisement de la forêt de Sivens doit avoir lieu avant le 31 mars, les occupants défendent la zone pour protester contre le projet de barrage et son monde (agriculture intensive, nucléaire, destruction biodiversité, condamnation du vivant…)

Il ne reste que 16 jours pour résister et défendre la zone! NOUS AVONS BESOIN DE MONDE!

Pour en savoir plus:
http://www.tantquilyauradesbouilles.wordpress.com
infoline zad: 0789 666 434

Des militants violentés, menacés et expulsés du festival Emmaus!!

L’Abbé Pierre doit s’être retourné dans sa tombe quand des militants de
différentes ZAD (Zone A Défendre) se sont vus expulser du festival de la
résistance d’Emmaus Lescar-Pau dont le thème était le “bien vivre”.

Mé Keski zon donk fé ssé sacré zadiste san foi ni loi pour se faire foutre
a la porte d’Emmaus?

Une barricade à l’entrée? Des cocktails molotov sur la scène? Un sabotage
de sono? Un scandale sur le prix des entrées (5% environ du salaire d’un
compagnon pour la soirée, 7% pour le pass 2 jours)
Bon alors quoi?!…
Une prise d’otage? Un attentat patissier? Un méchoui de chien à Punk? Une
prière publique à la très sainte église de la consommation?!…
Que néni!!!…

Ils se sont fait violenter et ont demandés des explications au grand chef
Mogul, grand prêtre de la loge compagnonique de Lescar M. Germain SAHRY
dont la citation préférée est celle de Alphonse ALLAIS
“Il faut prendre l’argent où il se trouve c’est-à-dire chez les pauvres,
bon d’accord ils n’ont pas beaucoup d’argent mais il y a beaucoup de
pauvres”.
Si ce n’est pas de l’humour noir ça? Faire de la tune en faisant
travailler les pauvres et en les prenant pour des cons en prime!)

Les faits:
Faisons un tour dans les différentes ZAD un groupe de militants se rend au
festoche de résistance d’Emmaus où ils sont invités et retrouvent d’autres
militants et occupants contre les grands projets inutiles.
Chacun s’installe tranquille. Camion, flex yourte, sérigraphie zadiste
d’un côté, tipi ouvert et boissons sans alcool gratuites de l’autre côté,
infokiosk partout, ZAD partout!

L’ambiance est bonne enfant sous le chill out militant quand à 2h du matin
le service d’ordre encercle le tipi ouvert et exige “que tout le monde
dégage, personne sur le site”
Passée la surprise les militants rappellent l’accord qui leur permet de
rester dormir sous la structure pour la surveiller.
Les “autres” sont priés (assez vertement ayant payé l’entrée 20€) de
“dégager”! Et pas un seul merci…

Alors qu’un militant s’inquiète du sort d’une personne déjà “endormie” sur
le chill out (plutôt éméchée par l’alcool vendu par Emmaus) sans endroit
ni matériel pour dormir, il lui est répondu qu’Emmaus n’est pas là pour
fournir à dormir à tout le monde et “qu’ils n’ont qu’à être autonome”…

(Ils veulent dire anarcho-autonome peut-être? ;))

Bien qu’il leur soit précisé que la demande ne concerne qu’une seule
personne, la réponse reste la même au mépris de la sécurité de cette
personne et de la responsabilité d’Emmaus dealer d’alcool.

Au final les Emmaus “acceptent” que les militants prennent eux-même soin
de la personne et lui garantisse une nuit au chaud, au calme, abritée de
la pluie ambiante et en sécurité…

Alors que deux militantes partent chercher les couvertures et nécessaire
pour la nuit, un militant reste au côté de la personne endormie et
surveille la structure.

Quelques minutes plus tard des cris déchirent la nuit: “Au secours, à
l’aide”.
Un court silence pendant lequel le militant hésite: abandonner la
structure et la personne seule pour…? La sécurité doit gérer
normalement… Puis “aidez-moi! Quelqu’un!”
Le militant court alors vers les cris et le lieu de l’agression où il
s’apperçoit que c’est sa camarade militante qui s’est faite agressée par
un compagnon d’Emmaus assurant le service de sécurité et une jeune femme.
Les cris rauques du militant perturbent l’agresseur qui lâche la victime.

Comprenant rapidement qu’il a affaire à des personnes sans formation à la
sécurité et probablement éméchées le militant coupe court à toutes
discussions immédiates avec les agresseurs stipulant qu’au petit jour
viendrait le mo^ment de régler cette histoire avec toutes les personnes
concernées et notamment la hiérarchie.

Aux premières heures du jour les militants font savoir qu’ils sollicitent
un entretien avec le responsable et la personne ayant commis les violences
physiques afin de tirer cette affaire au clair et prendre les mesures
nécessaires pour que cela ne puisse se reproduire.

Que s’est-il passé??!

Après être sortie pour chercher les couchages, et alors qu’elle a bien
précisé aux personnes présentes à l’entrée qu’elle revenait dans une
10aine de minutes, la militante à été empêchée de rentrer sur le site par
un compagnon assurant la sécurité et une jeune femme qui sortait du site
en vélo à ce moment là.
Bien que la militante ait informé qu’elle était autorisée à dormir sous la
structure, et demandé au vigile de vérifier auprès de sa hiérarchie, rien
n’y fait! L’entrée reste interdite mais de plus le duo s’ingénue à
provoquer et humilier la militante qui patiente vaillamment sous la pluie
avec des couchages dans les bras qui mouillent!
Après une 10aine de minutes de patience et alors que le vigile refuse
toujours de contacter son supérieur, la militante informe qu’elle va se
mettre à l’abri de la pluie sous la structure à 50m de là et que si besoin
la hiérarchie pourra l’y trouver.
Ceci dit elle rentre par l’entrée ouverte et dégagée. Le vigile la pousse
alors violemment contre la barrière qui bascule et dont le pied retombe
sur celui de la militante. Alors que la vigile continue de la pousser dans
tous les sens malgrè le fait qu’elle lui dise que son pied est coincé sous
la barrière et qu’il lui fait mal. Elle reçoit au passage un coup avec la
lampe torche. Alors qu’elle dit au vigile qu’il la frappe et qu’il lui
fait mal celui-ci redouble de violence et de force se qui pousse la
victime à hurler à l’aide… Vous connaissez la suite.

Vous connaissez aussi la double peine?
Parce que l’affaire ne s’arrête malheureusement pas là: le lendemain matin
dès l’arrivée sur le site des premiers compagnoins d’Emmaus, les militants
exigent d’avoir un entretien public avec la direction et l’auteur des
violences et ce avant midi afin de garantir que de telles choses ne se
reproduisent plus le soir même! Et ça, apparemment doit être un crime de
lèse-majesté car l’ambiance a de suite changée: une petite milice spéciale
s’est postée aux abords du tipi, exerçant un contrôle et une surveillance
continue des “mauvais zadistes”, les suivant même dans leurs déplacements
sur le site.
Continuant malgrè tout à exiger une entrevue publique, les militants ont
dû subir différentes humiliations (refus soudain d’accès à l’eau potable
au même point que la veille pour aller chercher de l’eau à l’autre bout du
village associatif (où la veille ce point d’eau n’était pas potable!),
refus de laisser récupérer un vieux carton pour ranger leurs affaires,
refus de leur vendre un morceau de fromage , gifle, menace de leur “faire
bouffer leur caméra” (en effet les militants ont utilisés la vidéo comme
moyen d’auto-défense face aux agressions et menaces)

Au cours de l’aprés-midi (et alors qu’aucune entrevue n’a eu lieu entre
les protagonistes) Môssieur Germain accoste un militant sans témoin
direct, sous pretexte de le féliciter de son intervention au cours de la
conférnce des sans terre espagnols au cours de laquelle il a
symboliquement brûler un billet de banque en signe de désobéissance
civile.

Lorsque le militant rappelle l’impératif d’une entrevue, le directeur pète
les plombs et menace directement le militant de représailles physiques, ne
cessant que lorsque le militant appelle à la ronde pour avoir des témoins.
Germain tente alors de jouer la division prétendant que les autres
militants ne soutiennent pas l’action. Alors que le militant accompagné
d’une caméra se rend auprès des autres militants comme le demande Môssieur
Germain, celui-ci voyant la solidarité, s’eclipse pour ne revenir qu’une
dizaine de minutes plus tard. Devant l’insistance à demander une entrevue
publique avec l’auteur des faits la seule réponse fût: “si vous n’êtes pas
contents vous dégagez!”

Et à partir de ce moment là la pression a été croissante pour pousser les
militants à partir avec menaces d’utiliser les services de sécurité. Après
avoir pris le temps d’informer le reste du village associatif et de
démonter les structures les militants sont partis laissant un grand vide
dans le village “dixit les festivaliers”.

Une plainte à été déposée contre Monsieur Germain SAHRY auprès du
procureur pour voie de fait, violence et menaces en bande organisée, non
assistance à personne en danger, mise en danger de la vie d’autrui par
négligence, pression psychologique et harcélement, discrimination, non
dénonciation de l’auteur des faits.

La participation à la lutte ne se juge pas sur les discours mais sur les
actions et l’intégrité de celles et ceux qui les mènent!

ACTION POUR LE VIVANT

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MERCREDI C’EST LE JOUR DES ENFANTS!
ET C’EST BIEN EN PENSANT A EUX QU’ON A FAIT L’ACTION AUJOURD’HUI
31 JUILLET
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Hier des copains de la ZAD reviennent de Limoux et voient des agents du conseil général épandre un produit qui semble toxique au regard de la combinaison et du masque à gaz qu’ils portent pour le faire. Mais comme on n’aime pas faire de supposition les copains vont demander aux agents “kezako ce produit?!” Mais les agents ne savent pas, ou ne veulent pas répondre…
Et comme on ne se contente jamais du peu ou du pas on est revenu à une douzaine aujourd’hui pour leur demander d’arrêter d’épandre (ce qu’ils ont fait), de répondre à nos questions (ce qu’ils n’ont pas su faire) alors on a attendu les “grands manitou des bureaux qui savent” puisque les hommes de terrain ne savent pas!

On n’a pas été déçu!

La délégation des communicants du conseil général est venu nous communiquer
La délégation des “donneurs d’ordre” (dixit les hommes de terrain) est venue nous donner des ordres (on a beaucoup aimé!) et surtout nous menacer (le tout filmé et sous l’œil des gendarmes dont un a confirmé “que cela avait été dit (les menaces de l’élu du Conseil Général Môssieur ORTHALA!!!)

Et oui les pauvres ils n’ont pas l’habitude qu’on leur résiste et qu’on demande des comptes mais ils devraient se rappeler du slogan des indignés espagnols “sin trabajo, sin casa, sin miedo (sans travail, sans maison, sans peur!)”
Nous n’avons pas peur d’eux car nous n’avons rien à perdre mais tout à gagner en agissant pour le vivant et les générations futures!
Nous n’agissons pas seulement pour nous mais pour nous TOUS!

Pendant que les curistes de Rennes les Bains signent une pétition contre nous car ils en sont encore à nous taxer des marginaux, fainéants (et surement bruyants et sales, sinon ça manquerait au tableau!) nous on se lève à 7h du mat’ pour aller empêcher une pollution de rivière…

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Nous sommes ici pour le vivant, pour la biodiversité et sa préservation.
Nous ne sommes pas des déjantés en redescente de prod’, ni des teufeurs en recherche de nature pour poser du son, encore moins des mystico-perchés, nous sommes la Nature qui se défend! Et nous nous défendrons contre tous les projets inutiles qui amènent la destruction, l’exploitation, car nous défendons la Vie et le vivant pour nos enfants et les générations futures

RENCONTRE AVEC LES VILLAGEOIS

Ce dimanche 14 juillet l’Etat français fête en Grande Pompe (comme chaque année d’ailleurs!) les 224 ans de la prise de la Bastille…

Évènement majeur qui débuta la révolution française… grande période de mutation dans notre Histoire de France!

Pourtant presque un quart de millénaire plus tard les schémas sont identiques même si les noms , les appellations ont changées! La mentalité est la même; les privilèges, la misère et l’exploitation se trouvent toujours dans les mêmes “camps”.

Ce dimanche nous avions invité tous les habitants du village de Rennes-les-Bains et des alentours à se joindre à nous pour un goûter-chantier-discussion sur le camp.

Car pour nous il n’y en a qu’un!

Le camp de celles et ceux qui œuvrent pour les générations futures!

Beaucoup de personnes sont venues nous rencontrer, seules ou en famille…

Un espace enfants était animé sur le camp, sculptures en argile, création manuelles artisanales au programme!

Une zone de gratuité/friperie a été installée dans le champ à l’entrée du camp.

Régulièrement nous apporterons des vêtements et de la nourriture sur le petit mur dans la rue principale de Rennes (déjà zone d’échange libre entre habitants avant notre installation) pour tous!

Des ateliers artisanaux (cuir, laine, bijoux…) étaient également proposés…

Vous pouvez aussi participer au jardin collectif de la ZAD (les tomates sont prometteuses tout comme les courgettes!) à chaque instant…

Nous pouvons nous rendre disponible si vous avez des questions sur de l’écoconstruction, de l’informatique, besoin de bras pour des chantiers…

Merci à celles et ceux qui nous soutiennent et aussi à celles et ceux qui nous rejettent violemment parce que ça pousse certainEs qui n’auraient pas prit parti à nous soutenir (“vous n’imaginez pas les horreurs que j’entends et que je lis sur vous” dixit une personne venue nous rencontrer)

Cette journée fût belle et riche de rencontres et d’échanges c’est pourquoi nous proposerons prochainement de nouveaux chantiers-discussion-repas avec les villageois.

Alors à très bientôt!

Clowns résistants sympas (C.R.S.)

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Les C.R.S. ont élus domicile à la ZAD de l’Aude…

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Toujours plus joueurs ils enchainent les actions en faisant usage de la farce!

Après les actions sur la vidéosurveillance cet hiver à Rennes les bains (affichage, déambulation marché, manifestation dans le village…)

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l’équipe à remis ça la semaine dernière (après un stage de clown activiste mené par les clowns de Toulouse) ils ont envahis la maison de l’ONF (office national des forêts) à Quillan…

L’action était de planter du pain (bien que rassi c’est nos ânes qui font la gueule!) pour protester contre l’abattage d’une forêt centenaire à proximité pour planter du pin…

La forêt était occupée et entretenue par un collectif qui s’est fait expulser en mars sous la neige afin que les se(r)vices de l’Etat œuvre à la destruction de cet environnement…

Parce que nous sommes la nature qui se défend nous allons poursuivre et multiplier nos actions de sensibilisation auprès des populations locales…

Nous appelons les clowns d’ici et d’ailleurs à nous rejoindre pour des actions toujours plus hautes en couleurs…

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